 |  |  Le Second Concile de Nicée (787)
Le chanoine Adolphe-Charles Peltier, dans son Dictionnaire universel et complet des conciles publié dans l'Encyclopédie théologique en 1847, rapporte les travaux du second concile oecuménique de Nicée (787) qui rétablira l'usage des images religieuses.
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La troisième session se tint deux jours après, c'est-à-dire le vingt-huit septembre 787. Grégoire de Néocésarée y lut sa confession de foi, qui était semblable aux autres. Mais parce qu'il courait un bruit qu'il était du nombre des évêques qui, pendant la persécution, avaient maltraité les fidèles, il fut interrogé sur ce sujet ; et comme il assura qu'il n'avait maltraité personne, le concile consentit à ce qu'il reprît sa place.
On fit la même grâce aux six évêques qui s'étaient présentés à la première session. Après quoi on fit la lecture de la lettre de Taraise aux Orientaux, dans laquelle, outre la confession de foi sur la Trinité et l'Incarnation, il se déclarait nettement pour le culte des images et la réponse que les évêques d'Orient avaient faite à cette lettre. Ils y déclaraient, au nom des trois sièges apostoliques d'Orient, qu'ils recevaient les six conciles oecuméniques et rejetaient celui qu'on nommait le septième, c'est-à-dire le faux concile de Constantinople, tenu en 754. Ils ajoutaient que l'absence des trois patriarches d'Orient et des évêques de leur dépendance ne devait pas leur faire de peine, ni empêcher le concile de s'assembler, puisqu'il n'était pas en leur pouvoir de s'y rendre, à cause de la tyrannie des Arabes à qui ils obéissaient ; qu'ils n'avaient pas assisté pour la même raison au sixième concile oecuménique, qui, toutefois n'en avait souffert aucun préjudice, et n'en avait pas moins fortement établi les vrais dogmes de la piété ; vu principalement que le très-saint pape y consentait et s'y trouvait par ses légats.
Ces paroles sont remarquables dans la bouche des Orientaux, qui n'avaient point d'intérêt à flatter l'Église romaine. A cette lettre les évêques d'Orient ajoutèrent la copie de la lettre synodique de Théodore, patriarche de Jérusalem, adressée, selon la coutume, aux patriarches d'Alexandrie et d'Antioche. On en fit aussi la lecture, et l'on vit qu'il admettait les six conciles oecuméniques, sans en reconnaître d'autres ; et qu'il recevait les traditions de l'Église touchant la vénération des saints, de leurs reliques et de leurs images. Les légats du pape déclarèrent qu'ils approuvaient ces deux lettres, comme conformes à celles de Taraise et d'Adrien, et rendirent grâces à Dieu de ce que les Orientaux tenaient pour la foi orthodoxe touchant les images.
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