Bains et picines à Paris
Les bains publics, appelés étuves aux XIIIème et XIVème siècles, verront le jour à Paris au Moyen-Age.
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On en trouvera notamment rue Pierre Sarrasin, rue Saint André-des-Arts, au Palais-Royal et ses environs, rue Jacob, faubourg Saint-Germain, rue du Sépulcre, rue de Condé et rue Serpente.
Le barbier étuviste Poitevin créera le premier bain chaud flottant, près des Tuileries, en 1761. Un second, amarré près du quai d'Anjou à la pointe de l'Ile Saint-Louis quelques mois plus tard, confirmera le succès de l'initiative. Le prix de tous ces bains sera de 3 livres 12 sols.
Deux bains chinois, bateau dans lequel sont construits plusieurs baignoires en bois au travers desquelles passe la rivière, apparaîtront à leur tour au bas du pont de la Tournelle, quai Dauphin, en 1785. Il en coûtera 24 sols pour se baigner, uniquement en été.
M. Albert ouvrira, en 1789, à l'angle du quai d'Orsay et de la rue de Bellechasse, un établissement jugé très utile par la Faculté de Médecine, proposant des bains chauds, des bains secs, des bains de vapeurs et de fumigations, des bains à la manière russe et des douches de toutes espèces. Il en coûtera 2 livres 8 sols pour les bains simples et le double pour les autres.
Le créateur des écoles de natation Turquin s'associera avec son gendre Deligny, en 1801, pour construire la première piscine parisienne. Ce dernier créera sa propre école de natation en 1808, le long la partie orientale du quai d'Orsay (devenue quai Anatole France), à proximité du pont de la Concorde. Le bateau barge ayant servi au transport des cendres de Napoléon sera transformé en nouveau bassin, en 1847. La dernière piscine flottante parisienne comptera jusqu'à 340 cabines, ainsi qu'un restaurant et de nombreuses boutiques. Victime d'un accident fluvial le 8 juillet 1993, elle sera un temps transformée en lieu d'exposition, avant de disparaître.
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