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Statut : Internaute Membre depuis 559 jours Posté le 11 Jan 2008 à 19:24 | Picasso fraudeur et imposteur Picasso, la figure de proue de l’art du XX° siècle, serait convaincu de fraude et d‘imposture. L’affaire est d’autant plus sérieuse qu’elle ne provient pas d’un détracteur de Picasso ou d’un contempteur de l’art abstrait, mais d’un spécialiste de l’œuvre de Picasso ayant participé notamment à l’hommage qui lui fut rendu en 1981 lors du centenaire de la naissance du peintre. Romulo Antonio Tenés (dont les motivations personnelles dans cette histoire restent peut-être à éclaircir), craignant que le discrédit ne tombe sur l’œuvre de Picasso et le marché de l’art en général, révèle dans un ouvrage (*) rédigé entre 2004 et 2005 sur des expertises scientifiques que toutes les œuvres de jeunesse entre 1891 et 1897 attribuées à Picasso sont en réalité du père de ce dernier, José Luis Blazco, ou d’autres peintres anonymes, et que Picasso en a falsifié la signature pour les faire passer comme étant de lui. C’est donc, en plus de la tache infamante que cette révélation répand sur la moralité du grand chef de file du cubisme, l’effondrement de la légende de l’enfant prodige de la peinture dessinant comme Ingres à l’age de dix ans : légende que Picasso avait construite et entretenue pour prouver à ses détracteurs qu’il aurait pu être un grand peintre figuratif s’il l’avait voulu, et que s’il ne l’a pas été c’était par un choix délibéré en vertu de profondes conceptions artistiques ; légende relayée bien évidemment par plusieurs générations de critiques et d’historiens d’art malgré la transparence que cette imposture aurait dû avoir pour des gens faisant profession de bien connaître l’art. En fait, toujours selon l’étude de Tenés , Picasso n’aurait commencé à peindre qu’en 1900, et encore « de façon maladroite » précise le rapport. De plus, Picasso aurait continué dans sa « période bleue » à utiliser avec indélicatesse des peintures qui n’étaient pas de lui pour les repeindre en partie et les signer de son nom, comme dans le « Portrait en bleu de Jaime Sabartes » du musée de Barcelone. Mais ce n’est pas seulement la probité et le prétendu génie de Picasso qui se trouvent ainsi mis à mal, c’est aussi l’honnêteté ou la compétence des héritiers du peintre (**), de la très mercantile S.A. Picasso Administration, des 150 experts « dociles, soumis et intéressés » (selon les termes de l’attestation technique), dont ceux des célèbres salles de ventes Sotheby’s et Christie’s de Londres, des conservateurs des musées Picasso de Barcelone, de Malaga et de Paris, ainsi que de tous les responsables culturels qui ont cautionné, sciemment ou non, cette supercherie qui dure depuis des décennies pour le malheur de l’art et à la honte de toute une société qui l‘a laissée s‘installer et s‘enraciner, soit par calcul, soit par sottise, soit par veulerie ou indifférence. Rappelons la stupéfiante confession que Picasso fit en 1952 à l’écrivain Giovanni Papini et que celui-ci rapporta dans son « Livre noir » : « Du moment que l’Art n’est plus l’aliment qui nourrit les meilleurs, l’artiste peut exercer son talent en toutes les nouvelles formules, en tous les caprices de la fantaisie, en tous les expédients du charlatanisme intellectuel. Dans l’Art, le peuple ne cherche plus consolation et exaltation, mais les raffinés, les riches, les oisifs, les distillateurs de quintescence, cherchent le nouveau, l’étrange, l’argent, l’ extravagant, le scandaleux. Et, moi-même, depuis le cubisme et au-delà, j’ai contenté ces maîtres et ces critiques, avec toutes les bizarreries changeantes qui me sont passées en tête, et moins ils me comprenaient et plus ils m’admiraient. A force de m’amuser à tous ces jeux, a toutes ces fariboles, à tous ces casse-têtes, rebus et arabesques, je suis devenu célèbre ce qui pour un peintre signifie : Ventes, Gains, Fortune, Richesse. Et, aujourd’hui, comme vous savez, je suis célèbre, je suis riche. Mais quand je suis seul avec moi-même, je n’ai pas le courage de me considérer comme un artiste dans le sens antique du mot. Ce furent de grands peintres que « GIOTTO , le TITIEN, REMBRANDT, GOYA, et tant d’autres ». Je suis seulement un amuseur publique qui a compris son temps et a épuisé le mieux qu’il a pu l’imbécillité , la Vanité, la Cupidité de ses contemporains. C’est une amère confession que la mienne, plus douloureuse qu’elle peut sembler, mais elle a le mérite d’être sincère .» Bien que cette confession fut ensuite démentie par l’entourage du peintre, elle prend, à la lueur des révélations de Tenés, un poids non négligeable. C’est aussi, pour moi, l’occasion de rappeler que le soi-disant génie de Picasso fut abondamment contesté dés les années 40 par le peintre et écrivain d’art Léon Gard :http://www.leongard.com/considerations_sur_picasso_223.htm ——— (*) "Picasso 1891-1897 Fraude", I.S.B.N. 84-609-6565-1, Dépot légal M-31618-2005. Livre de 656 pages, reconnu oeuvre scientifique par le Ministère de la Culture espagnol. (**) Une plainte contre Maya Picasso (Maria de la Concepcion Ruiz Walter) et d'autres complices a été déposée devant la 4ème Chambre du tribunal central de Madrid le 28 avril 2006. ——— Ayant contacté Romulo Antonio Tenés pour savoir où en était cette affaire, voici la réponse qu'il m'a faite le 7 janvier dernier : "Cher Monsieur: La suite du livre Picasso 1891-1897 Fraude est inminente. Ce sera 1891-1901. Les recherches sur le faux génie, Picasso, et l´utilisation frauduleuse de ses fausses oeuvres comprises dans cette période par ses héritiers, au regard des nouvelles preuves, nous permetra de recommencer une nouvelle plainte. Sachez, monsieur, que le système judiciaire espagnol exige l´accusation du Procureur General (Fiscal, en Espagne) pour poursuivre une action pénale contre la Mairie de Barcelone, responsable direct du Musée Picasso de la même ville, et les héritiers de Pablo Ruiz Picasso. Ceux-ci, par la suite, prennent profit de la situation politique (Le Procureur General, fonctionnaire politique, est nommé par le Gouvernement, ce dernier est soutenu par les députés catalans. Qui menacent de rompre le "consensus" si jamais la Mairie de Barcelonne est mis en cause criminelle. Le cas, donc, est devenue nettement politique à cause de la corruption espagnole et le détournement neofasciste du systhème catalan. Très cordialement Rómulo-Antonio Tenés D.N.I. 01.777.933 P. S. Vous êtes autorisé à utiliser ce document judiciairement ou de manière informative dans tous les sens et moyens." J'attire votre attention sur le fait que Mr Tenés qualifie Picasso de "faux génie"; ce qui, de la part d'une personne qui n'était au départ qu'un biographe et un admirateur du peintre, dénote une sévère désillusion. Liens concernant cette affaire : http://www.picasso-fraude.com/nytimes-l.html http://www.picasso-fraude.com/ |
Statut : Internaute Membre depuis 1093 jours Posté le 11 Jan 2008 à 20:17 | En réponse à le Veilleur (msg du 11 Jan 2008 à 19:24 : Voir le message) Wah.....Je suis...epoustouflée, consternée, stupéfaite de ces vérités (surtout le fait qu'il n'ai pas réalisé ses peintures de jeunesse que je trouvais tellement incroyables!). Cela dit, même si ma vision sur son art va changer, j'admire tout de même Picasso pour ce qu'il a fait...ça n'a pas du être facile tous les jours d'assumer son "imposture" (sauf lorsqu'il regardait son compte en banque, j'imagine !! :-) Merci pour cette vision des choses sur un des seuls artistes que les non-connaisseurs de l'art aiment citer (avec De Vinci, grâce au Da Vinci Code, arg !). |
Statut : Internaute Membre depuis 756 jours Modifié le 12 Jan 2008 à 09:35 | En réponse à le Veilleur (msg du 11 Jan 2008 à 19:24 : Voir le message) Cela ne me surprend pas mais confirme mon intuition. Il est en effet inconcevable qu'un artiste puisse se transmuter totalement graphiquement en évoluant. Il garde toujours des réflexes techniques et des signes inconscients qui sont révélateurs de ses connaissances premières même s'il va vers plus d'abstraction et même s'il cherche à se rendre plus "primitif" cela reste nettement visible dans sa facture. Et cela était très facilement vérifiable par tous depuis les origines. Ce qui est surprenant c'est que des gens qui se disent experts, des universitaires, relayés par des chroniqueurs diplômés, des médias puis des millions de personnes ont été bernés. Ce qui est triste c'est que des écoles d'art et leur profs en ont fait une icône au pouvoir quasi divin, justifiant ainsi leur mépris pour d'autres approches plus traditionnelles. Ces aberrations ont eu et continuent à avoir des conséquences humaines dramatiques, alimentant des querelles confuses. Ce n'est pas tant Picasso qui est important mais l'ombre de ceux qu'il a aveuglé et qui plane sur toutes ces personnes admirables ignorées et disparues dans les placards de l'histoire de l'Art. |
Statut : Internaute Membre depuis 1093 jours Posté le 12 Jan 2008 à 18:47 | En réponse à aken (msg du 12 Jan 2008 à 09:35 : Voir le message) Entièrement d'accord. En fait, c'est plus ça oui qui m'étonne, que ça n'ait pas été "révélé" avant, que toutes les écoles d'art et prof d'art aient tous relayés la même histoire. En 7 ans d'histoire de l'art, aucun de mes profs n'a soulevé le moindre questionnement ou la moindre polémique sur la genèse du génie de Picasso.... |
Statut : Internaute Membre depuis 756 jours Modifié le 13 Jan 2008 à 18:35 | En réponse à saranghee (msg du 12 Jan 2008 à 18:47 : Voir le message) En mettant ces propos au conditionnel... Sur le plan du dessin d'observation, si l'on compare les mêmes objets d'observation comment pouvait-on expliquer que ses oeuvres de la fin du 19e soient d'un bon niveau académique (que l'on est pas obligé d'apprécier mais qui révèle des connaissances) alors que ses dessins d'observation les plus anodins (ses carnets d'étude entre autres) du début 20e soient d'un niveau nettement inférieur et franchement pour certains maladroits ? Il ne s'agit ici que d'une remarque concernant l'observation que l'on peut juger sur des critères relativement objectifs et non du degré d'interprétation qui lui peut s'apprécier différemment. Dans ce cas, n'oublions pas que cette aberration participe à la base de l'enseignement artistique officiel en France et est un argument massue dans tous les débats sur l'Art du 20e et sur ceux qui continuent à alimenter le 21e ! Si cela est donc ainsi, notre compréhension de l'histoire de l'Art dans son raisonnement le plus habituel et le plus officiel s'en trouve profondément modifié. Et alors, la plus belle oeuvre que cet artiste est faite c'est sa confession certes sincère mais trop tardive de 1952, ce serait donc une leçon tragique pour tous car cela a généré des confusions infinies et de très nombreuses injustices. |
Statut : Internaute Membre depuis 1172 jours Posté le 23 Jan 2008 à 13:09 | Moi non plus ça ne m'étonne pas. Et quand bien même Picasso aurait su dessiner comme Ingres ça reste un faux argument. |
Statut : Internaute Membre depuis 756 jours Modifié le 24 Jan 2008 à 17:21 | En réponse à atlanteen (msg du 23 Jan 2008 à 13:09 : Voir le message) Si Picasso avait su dessiner comme Ingres, voire mieux comme David il n'aurait jamais été ce Picasso ! Il n'aurait jamais pu peindre comme il l'a fait, c'est bien là le problème et il le savait très bien. Il fallait qu'il puisse se rendre crédible auprès des critiques et des spécialistes de l'époque en les rassurant. Il cite ces peintres classiques mais avec un sous-entendu lourd de sens qui fait référence à Vasari : il est tout à fait capable de peindre comme eux ! C'est çà le faux argument induit. On voyait en lui un homme libre, un exemple, s'affranchissant du passé qu'il avait réussi à dominer et à le transcender comme un génie alors que c'était un homme assujetti à ses conditionnements comme tous les autres pour ne pas dire plus. L'idée séduisante pour l'esprit humain était que l'évolution naturelle était ainsi d'aller d'un certain réalisme vers plus d'abstraction, on construisait un pont logique entre le passé le présent et l'avenir. Tout semblait bien s'articuler malgré une confusion grandissante. Beaucoup de peintres plongèrent dans ce schéma réducteur qui ne pouvait être qu'un nouvel a priori intéressant. À la lueur de ces derniers évènements cela prend un sens bien différent. À notre époque nous pouvons facilement inverser cette dernière proposition, elle restera tout aussi valable. La conclusion n'est pas aussi légère que nous le souhaiterions, c'est une plus nette rupture entre l'approche classique et moderne du 20e, ce qui a le mérite de clarifier les choses. |
Statut : Internaute Membre depuis 407 jours Posté le 24 Jan 2008 à 17:27 | Ben moi j'ai des doutes sur ces hypothèses pour la simple raison que le dessin reste le point central de son oeuvre et la "rupture" voire la "révolution" engendré et présente dans tout son travail passe par le dessin. Je préçise que je ne suis pas ni inconditionel ni un spécialiste de Picasso. |
Statut : Internaute Membre depuis 756 jours Posté le 24 Jan 2008 à 21:45 | En réponse à cochise (msg du 24 Jan 2008 à 17:27 : Voir le message) Ces propos me sont personnels... Picasso n'a aucunement révolutionné le dessin, mais il a apporté au graphisme issu du dessin de l'originalité et de la liberté. Celui qui révolutionnera le dessin n'est pas encore né ! Il n'est pas étonnant qu'aujourd'hui il y est une grande confusion en Art dans la mesure ou nous ne savons plus bien ce qu'est le dessin et nous appelons dessin toute manipulation graphique. Si nous voulons y comprendre quelque chose, il est souhaitable de distinguer le dessin d'observation du dessin qui ne serait pas basé sur cette observation, symbole, signe, matière, etc. Les propos de Vasari qui fait du dessin la base des Arts restent valables jusqu'à l'Art Moderne (laissons de côté l'Art Contemporain qui expérimente ses propre règles). Il sous entendait comme tous les anciens, le dessin d'après nature comme référence et non autre chose. Quand on sait bien distinguer cette différence alors les choses deviennent claires, sans cela elles demeurent incompréhensibles générant des conflits inutiles et sans fin car l'on ne parle pas le même langage. Il n'y a pas besoin d'être un expert pour comparer dans les dessins d'observations des études de mains de Philippe de Champaigne, Watteau, Hyacinthe Rigaud, De Larguière avec celles de Picasso... On peut le faire tout autant avec les portraits, les corps, les drapés, tant que nous sommes dans l'observation mais il est difficile de mettre sur le même plan et de comparer ce qui n'est structurellement pas comparable. |
Statut : Internaute Membre depuis 407 jours Posté le 24 Jan 2008 à 22:32 | Pour moi le dessin n'a pas de limites sinon les seules que l'on veuille bien lui donner. Sinon pour " le dessin" je pense que nous parlons bien de la même chose cela fait trente cinq ans que je dessine et je pense connaitre un peu son language pour en avoir exploré les multiples facettes, même si le chemin n'est jamais terminés. Concernant le coté "révolutionnaire" de son dessin je pense que c'est bien ce que beaucoup de personnes lui on reprochées pendant de longues années et même encore de nos jours. amicalement |
Statut : Internaute Membre depuis 756 jours Modifié le 25 Jan 2008 à 13:07 | En réponse à cochise (msg du 24 Jan 2008 à 22:32 : Voir le message) Ces propos me sont personnels. Picasso peut faire ce qu'il veut, ce qui est important c'est que des personnes qui se disent compétentes ne fassent pas la distinction entre le dessin (donc aussi une peinture) basé sur la relation directe avec l'objet et le dessin (donc aussi une peinture) qui n'a pas cette relation directe. Quand on fait le parallèle entre un drapé de Léonard et un de Picasso c'est comme si l'on comparait une navette spatiale et un avion en papier, les deux sont des avions, ils ont des ailes et ils volent, d'accord l'avion en papier est une révolution. Le manque de connaissances fait que nous accordons du crédit à des choses qui sont d'un intérêt secondaire car nous n'avons pas toujours les connaissances nécessaire pour apprécier à leur juste valeur celles qui en ont beaucoup plus. Picasso n'a pas révolutionné le dessin il en est très loin, il a apporté des solutions amusantes dans des jeux graphiques qui ont leur intérêt et que l'on ne doit pas confondre avec une relation privilégiée avec un sujet d'observation et comme je l'ai déjà dit celui qui révolutionnera le dessin n'est pas encore né. |
Statut : Internaute Membre depuis 407 jours Posté le 25 Jan 2008 à 14:23 | J'ai connu des personnes qui dessinaient comme Michelange à 21 ans et qui n'on jamais rien apportés d'intéressant comme quoi les connaissances ne sont pas toujours primoardiale sinon que dire de l'art pariétal. Le chemin à parcourir pour le dessinateur et trés complexe et se situe entre le passé le futut et le présent et une grosse dose de travail quand aux redites même les plus belles elles n'ont de raisons d'être que pour se faire la main, apprendre ou comme une gymanstique matinale pour ne pas perdre la forme. Il faut savoir situer un ariste dans le temps car si Picasso avait dessiné aussi bien que les classiques, personne n'en aurait entendu jamais parlé car cela ne suffit pas pour construire une oeuvre. Quand au débat du dessin d'aprés "nature" en ce qui me concerne je le trouve "dépassé" même si cette pratique me guide en effet je pratique quasiment QUE D'APRES NATURE car mon travail se nourrit de cette confrontation, ce n'est non seulemnet pas une finalité en soi et il en faut bien plus pour qu'il devienne une ouverture vers une transcendance de la dicipline. A+ |
Statut : Internaute Membre depuis 756 jours Modifié le 25 Jan 2008 à 20:43 | En réponse à cochise (msg du 25 Jan 2008 à 14:23 : Voir le message) Mon point de vue est marginal, j'estime et imagine le sérieux de votre travail mais si comme vous le dites je rencontrais une personne qui dessine comme MichelAnge il serait très étonnant qu'elle ne m'apporte rien, ou c'est que ce n'est pas MichelAnge (on se trompe souvent de personne) ou c'est que je ne comprendrais rien à Michelange. J'ai eu l'immense chance et privilège de rencontrer des personnalités remarquables dont l'enseignement était tout bonnement stupéfiant. Mais ce que disent ces dinosaures si rares en voie d'extinction c'est que l'on ne peut évoluer en autodidacte car il y a trop de chose à apprendre. Effectivement, si Picasso avait dessiné comme un classique il n'aurait pas eu le même succès à l'époque mais demain dans 10 ans et plus que va t-il se passer ? Que restera t-il ? Aujourd'hui, faut-il avoir un peu tord avec tous ou avoir un peu raison tout seul ? Imaginez que l'on n'enseigne plus la musique classique (et le solfège) sous prétexte que cela a déjà été joué des milliers de fois, qu'il faut absolument faire original, que Mozart et le violon c'est ringard et qu'au fond cela ne sert plus à rien et qu'il faut se soumettre uniquement à Metal music, Rap and Co... Le dessin "d'après nature" semble dépassé à la plupart parcequ'ils observent n'est pas la nature, ce sont leurs conditionnements. Il faut bien dire que dans ce cas c'est le dessin "d'après nature" qui les dépasse non l'inverse. Observez comment les gens de qualité dessinent et ce qu'ils pensent nous enseigner ! Le dessin "d'après nature" à condition d'être accompagné d'un enseignant compétent qui sait guider ses élèves (car il a une profonde expérience, ce qui ne s'improvise pas) est le meilleur des outils pour former l'esprit aux Arts. |
Statut : Internaute Membre depuis 407 jours Posté le 25 Jan 2008 à 17:28 | J'ai effectivement suivi un temps l'enseignement du dessin auprés d'un "dinosaure" j'ai même connu des pseudos dinosaures aux beaux arts de Paris, mais je n'aime pas beaucoup le travail d'atelier donc je passe la plus part de mon temps en extérieur et mon atelier etcomme le monde à ciel ouvert . Concernant michelange on peu effectivement pensé qu'il n'en était que la pâle copie néanmoins je peu vous assurez que son travail était assez bluffant. En ce qui concerne mon travail rassurez vous personne n'en veut et comme on dit maitenant je suis le parfait looser et cela dure depuis depuis 25 ans. Cela en devient même assez drôle. A+ |
Statut : Internaute Membre depuis 756 jours Posté le 26 Jan 2008 à 09:38 | En réponse à cochise (msg du 25 Jan 2008 à 17:28 : Voir le message) Quand on ne sait plus à quel saint se vouer, on peut se raccrocher à cette idée simple d'Ingres qui disait "copiez donc tout bonnement la nature, tout bêtement et vous serez déjà quelque chose". Et quand il disait "copier", il ne voulait certainement pas dire faire du copier-coller photo. Actuellement, le plus original dans notre monde c'est peut-être de ne pas l'être. Si votre production est aussi sincère que vos paroles alors elle a certainement de la valeur. |
Statut : Internaute Membre depuis 407 jours Posté le 26 Jan 2008 à 18:27 | J'ai déjà dis que se servir de la nature pour moi est essentiel et c'est vrai que cela me guide et de ce fait je ne me souviens pas avoir été en "panne" d'inpiration bien que j'ai à une époque arrêté de travailler pendant un temps car mes réalisations du moment était trop lourdes à porter et devenait un véritable boulet dans les galeries ou je le présentais...il est pas donné à tout le monde surtout de nos jours de savoir ou tout simplement prendre le temps de regarder un dessin ou une peinture. Rien que les dossiers photos me font fuir les jambes à mon cou. A l'heure ou le peintre se sert surtout de la photographie pour alimenter son travail mais également de son imaginaire.... ah les ravages de l'originalité, tout en ayant un bagage technique plutôt maigre ce qui n'était pas le cas des peintres qui firent de même au siécle dernier, la nature me guide, mais ce n'est pour moi en aucun cas une fin en soi et s'il m'arrive de temps à autre trouver quelques solutions c'est que le dessin de temps en temps me parle. Et puis nous sommes bien là pour proposer des solutions Oui ou Non! sinon pourquoi vous mentirai-je si ce n'est qu'en ce moment et compte tenu du temps que nous avons eu l'année passé j'ai assez peu travaillé et donc je me traine un peu lamentablement. vivement les beaux jours!!!! |
Statut : Internaute Membre depuis 756 jours Modifié le 27 Jan 2008 à 12:28 | En réponse à cochise (msg du 26 Jan 2008 à 18:27 : Voir le message) Il me semblait nécessaire de préciser certains points pour que ceux qui le souhaitent puissent comprendre de quoi nous parlons. Effectivement, il est souvent difficile de travailler en extérieur, cette démarche est devenue rare à notre époque, dommage car elle permet d'avoir une relation vivante et plus nettement authentique avec l'objet de son observation ce qui a forcément des conséquences sur notre façon de penser et d'être mais le monde ne partage pas toujours votre point de vue ni le mien... Il faut peindre écolobio ! |
Statut : Internaute Membre depuis 407 jours Posté le 2 Fev 2008 à 15:13 | Concernat le sujet PHOTO PEINTURE le débat fait rage voire les différents articles dans Télérama et la chronique hébdo d'Olivier CENA sur l'expo du moment M Desgrandchamps G ZURCHER. Car alors qu'il défendait un travail plus autentique que celui d'aprés photo il s'emble se satisfaire des recettes de fabriquation utilisé par cet artite. En ce qui me concerne bien que j'ai tranché depuis longtemps j'irai quand même voir cette expo pour me faire ma propre idée. A voir également en ce moment l'expo "Y A PAS PHOTO" a la Maison d'arts Bertrand-Antonioz de Nogent sur marne . A+ |
Statut : Internaute Membre depuis 756 jours Modifié le 2 Fev 2008 à 19:02 | En réponse à cochise (msg du 2 Fev 2008 à 15:13 : Voir le message) Merci tes informations sont intéressantes. C'est un point de vue (non photographique, bien sûr) mais la photo induit une confusion fréquente chez beaucoup d'artistes. Il y a un siècle elle pouvait être utilisée par des artistes qui savaient déjà peindre et dessiner et qui pouvaient comprendre les subtilités des structures visuelles. Pour ceux-ci elle était une source profitable d'informations supplémentaires et complémentaires mais elle ne remplaçait pas des connaissances. Aujourd'hui elle sert de support à des artistes qu'ils n'ont plus ces connaissances puisque sous cette forme elles ne sont plus enseignées. On peut comparer cela à du collage visuel comme ce que peuvent faire certains étudiants avec des copier-coller de textes. Cette façon de faire si pratique, si rapide, qui semble si avantageuse à un prix, dessiner sans aucun artifice, sans document photo est devenu impossible à la plupart sans d'affligeantes maladresses. Le dessin est pourtant très révélateur de ce qui se passe dans notre esprit, il en est le reflet dans le miroir. C'est le cerveau qui décide du trait pas notre main. Triste vérité, combien de brillants esprits et de brillants artistes deviendraient ternes s'ils avaient le courage de surmonter cette authentique performance ! Mais l'ego est-il prêt à surmonter cette terrifiante épreuve ? |
Statut : Internaute Membre depuis 407 jours Modifié le 2 Fev 2008 à 19:33 | En réponse à aken (msg du 2 Fev 2008 à 19:02 : Voir le message) Là se trouve la véritable mise en danger... un face à face avec soi même et avec le monde. |
Statut : Internaute Membre depuis 407 jours Posté le 3 Fev 2008 à 10:40 | Aprés une petite visite à l'expo "y a pas photo" je ne vous la conseille pas. |
Statut : Internaute Membre depuis 756 jours Modifié le 3 Fev 2008 à 16:16 | En réponse à cochise (msg du 3 Fev 2008 à 10:40 : Voir le message) Ce n'est qu'un point de vue... Le mélange photo et dessin est une façon de détourner nos perceptions pour faire un incessant renouveau à défaut de faire un éternel juste. C'est toujours cette même difficulté que rencontre la plupart des artistes à notre époque. Ce sont deux modes de fonctionnement cérébral différents valables mais qui, comme souvent mélangés actuellement, ne font qu'entretenir une confusion inconsciente dans nos esprits, d'autant que cela passe désormais totalement inaperçu. C'est le résultat de l'influence d'un discours affectivo-théatro-littérairo-psy qui domine les arts depuis plus d'un siècle et où la pensée scientifique est absente. Ainsi tout un pan de connaissances nous échappe remplacé par des conditionnements progressivement pesants dont nous essayons de nous extirper par une aveugle course vers ce que nous pensons être devant. |
Statut : Internaute Membre depuis 407 jours Posté le 9 Mar 2008 à 18:57 | Hier j'ai pu voir l'expo M.Desgrandchamps galerie Zucker dans le marais. Concernant les critiques les avis sont partagés certains parlent d'ouverture d'autres au contarire d'une fin de la peinture peu être une des raisons de l'expostion que lui a consacré il y a quelques temps Beaubourg qui reste pour moi aujourd'hui une institution à éviter ainsi que les personnes qui dirige ce lieu ....l'exposition a pour sujet des personnages sur fond de décors et de paysages urbain. Personnellement l'expo ma déçu! Car cela reste tout de même une peinture qui ne s'aventure pas au delà de l'ébauche, une façon trés habile pour ne pas dévoiler les sources photographiques qui se cachent derrière ce travail avec l'aide de la coulure élevée au rang de systéme et qui restera selon moi sans doute l'élément révélateur de ce début de XXI siécle mais rien de plus et même les transparences ne sont pas trés convaicante même si on sens que l'artiste prend plaisir cela ne va guère au delà de l'élégeance et cela reste fait du bout du pinceau... Bref un travail sans l'appel et les vertiges du grand plongeon. A+ |
Statut : Internaute Membre depuis 756 jours Modifié le 9 Mar 2008 à 19:40 | En réponse à cochise (msg du 9 Mar 2008 à 18:57 : Voir le message) C'est évident docteur watson ! Pour moi, c'est une recherche d'effets graphiques qui tend à remplacer de réelles connaissances difficilement accessibles aujourd'hui. L'univers n'est pas plat comme un film ou une photo. Ce qui fait l'intérêt d'une oeuvre d'observation c'est qu'elle repose sur le travail de transcription directe du cerveau avec l'objet, cela rend cohérent le travail et notre approche de la réalité. Là, le cerveau essaie de copier vainement quelque chose qui est déjà illusoire au départ comme une photo, un film et l'on s'étonne que l'on doute de la réalité. |
Statut : Internaute Membre depuis 407 jours Posté le 11 Mar 2008 à 11:10 | Pour moi la réalité n'est en aucun cas une fin en soi, même si elle est un point important d'encrage elle doit j'aime m'en inspirer. Je suis en train de feuilleter le catalogue des 36 vues du mont Fuji par Hokusaï une merveille...... Pourtant nous sommes loin de la réalité même s'il s'en inspire Hokusaï transcende son sujet par les aplats, les lignes, les blancs les reliefs et les rythmes il animent sans cesse ces différentes compositions tout en restant proche de son sujet et de façon naturel mais pas d'une façon naturaliste, ce qui donne un résultat vivant inventitf, aérien, toujours surpenant et donc bien loin de l'ennui qui vous taraude trop souvent devant les oeuvres actuelles, et qui par contre nous donne des séries sans saveur, parce qu'il n'est pas resté figé dans son atelier mais a sans doute parcouru la région pour y puisser tout le potentiel propre a son sujet ce qui a mon sens est déterminant car "le sujet" reste porteur d'imaginaire qu'il comunique au dessinateur qui lui y ajoute ses propres rêves. A+ |
Statut : Internaute Membre depuis 756 jours Modifié le 11 Mar 2008 à 15:23 | En réponse à cochise (msg du 11 Mar 2008 à 11:10 : Voir le message) Tu as raison. Le travail d'Hokusai est basé essentiellement sur une observation intelligente. Son originalité c'est de sélectionner l'information pour lui donner toute sa puissance. C'est un esprit typique des grands maîtres japonais et chinois qui s'appuient sur la calligraphie. Des signes graphiques résument l'essentiel c'est ce qui donne de la cohérence et de la lisibilité. La technique de l'encre (à la base) oblige à la rapidité dans l'exécution. Mais cette rapidité d'exécution est le résultat de longues années de pratique, de méditation et d'observation ! Cette apparente rapidité est l'un des a priori de la pratique du dessin en occident. Cela peut être valable à petite dose mais l'on pense qu'à force de pratiquer d'une manière obsessionnellement rapide on sera capable de résumer l'essentiel alors qu'il s'agit souvent d'une fuite en avant, pour éviter de se confronter à ses erreurs, et de devoir les surmonter, en essayant de les comprendre. Dans ce cas on confond le résultat avec la démarche. |
Statut : Internaute Membre depuis 407 jours Modifié le 11 Mar 2008 à 17:00 | Pour moi non seulement on met la charette avant boeufs la liberté d'expression avant l'apprentissage mais en plus on a supprimé carrément la pratique du dessin dans certaines écoles. Pour leurs éviter de se perdre en court de parcours sous prétexte que l'enseignement enléverai toute spontanéité. Bref non seulement on marche sur la tête mais on ne sais pas regarder au delà de son propre nez plein de suffisance. C'est d'une connerie sans nom... |
Statut : Internaute Membre depuis 756 jours Modifié le 11 Mar 2008 à 22:53 | En réponse à cochise (msg du 11 Mar 2008 à 17:00 : Voir le message) Tout à fait exacte. Si tu n'apprends pas à jouer sérieusement d'un instrument tu ne pourras exprimer que des choses confuses avec un vocabulaire pauvre que tu essaieras d'enrichir par des artifices et non par des connaissances. Il y a une exigeance extrême dans le temps et dans l'enseignement, c'est le prix à payer pour avoir un plaisir et une satisfaction extrême. Sinon, tu ne sauras jamais toutes les choses merveilleuses que tu manques et tu ne sauras jamais qui tu es. Certains le savent depuis longtemps ils apprennent en dehors du circuit habituel, à Copenhague, New-York, Florence. |
Statut : Internaute Membre depuis 297 jours Posté le 18 Mar 2008 à 09:32 | C'est sur sa choque tout sa mais il restera quand meme un artiste que j'admirée . Bye |
Statut : Internaute Membre depuis 1216 jours Posté le 9 Avr 2008 à 10:46 | En réponse à le Veilleur (msg du 11 Jan 2008 à 19:24 : Voir le message) Bonjour Le Veilleur En 2006, j'avais déjà attiré l'attention sur Picasso et ses "Copies" et bien d'autres choses. Si vous avez un moment, vous pouvez revoir mes messages: - page 20: 31 01 2006, 23h11 - page 20: 31 01 2006, 23h09 - page 21: 31 01 2006, 23h12 - page 19: 25 02 2006, 14h13 Je ne me contente pas de dire, mais je démontre ce que je dis. A bientôt peut-être Et merci pour cet article |
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