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Yves Klein et Martial Raysse Section 7 sur 39
Nouveau Réalisme (de 1960 à 1970)
Ouvert tous les jours sauf mardi Nocturne lundi, mercredi, jeudi, vendredi, samedi et dimanche
La "Déclaration constitutive du Nouveau Réalisme", qui proclamera "Nouveau Réalisme nouvelles approches perceptives du réel", sera signée par Arman, François Dufrêne, Raymond Hains, Martial Raysse, Daniel Spoerri, Jean Tinguely, Jacques de la Villéglé et Yves Klein dans l'atelier de ce dernier le 27 octobre 1960, sous les auspices du critique d'art Pierre Restany.
| Description |  |  |
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César, Mimmo Rotella, Niki de Saint-Phalle et Gérard Deschamps rejoindront le mouvement en 1961, Christo en 1963. Les protagonistes prendront position pour un art en prise directe avec le réel, opposé au lyrisme de la peinture abstraite de cette époque. Ils préconiseront l'utilisation d'objets existants pour rendre la réalité de notre époque, suivant en cela l'exemple de Duchamp et de ses ready-made. Le mouvement, qui s'exprimera notamment par un art de l'assemblage et de l'accumulation, sera dissous en 1970. Contemporain du Pop art américain, le Nouveau réalisme incarnera avec Fluxus une des multiples tendances avant-gardistes des années 60.
Yves Klein et Martial Raysse se rencontreront à la fin des années 50 par l'intermédiaire du sculpteur Arman. Raysse, qui sera l'un des protagonistes du Pop art en France, sensibilisera Yves Klein à ce mouvement.
Yves Klein
Bien qu'ayant connu une brève carrière artistique (de 1954 à 1962), Yves Klein est reconnu comme l'un des plus importants protagonistes de l'après-guerre avant-gardiste Issu d'une famille de peintres, il s'orientera dans un premier temps vers la discipline du judo, qu'il pratiquera à partir de 1947 à Nice avec Arman. L'enseignement de l'ordre ésotérique de la Rose-Croix, dont il deviendra membre, ainsi que la lecture de Bachelard forgeront les bases de la pensée qui nourrira son oeuvre. Auteur de premiers monochromes sur cartons en 1948, Yves Klein signera le ciel de son nom l'année suivante. Il peindra au rouleau des monochromes de couleurs différentes entre 1951 et 1954.
Klein organisera sa première exposition en 1956 et rencontrera le critique d'art Pierre Restany. Ce dernier l'invitera à participer à la fondation du Nouveau réalisme. Yves Klein, qui inaugura sa "Période Bleue" lors d'une exposition spectaculaire à Milan en 1957, n'utilisera plus que cette couleur. "Le bleu n'a pas de dimension, il est hors dimension, tandis que les autres couleurs elles en ont ... Toutes les couleurs amènent des associations d'idées concrètes ... tandis que le bleu rappelle tout au plus la mer et le ciel, ce qu'il y a de plus abstrait dans la nature tangible et visible." Klein déposera le brevet d'une formule de bleu ultramarin, l'International Klein Blue (IKB), en 1960.
L'artiste, qui travaillera pour la première fois en 1957/58 avec des éponges teintes d'un bleu profond dans le cadre d'un contrat avec le théâtre de Gelsenkirchen pour ses peintures murales, créera ensuite des reliefs spongieux et des sculptures d'éponges.
Klein prendra possession de galerie parisienne Iris Clert en 1958, repeindra ses murs en blanc et l'éclairera d'une lumière bleutée dans le cadre de "L'exposition du vide". Les "Anthropométries", empreintes de corps de femmes nus et enduits de couleur bleue sur toiles blanches apparaîtront en 1960. La dématérialisation de l'oeuvre d'art, pour mieux s'approprier l'espace, atteint un sommet avec le fameux Saut dans le vide de 1960. Le peintre de l'espace, en osmose avec l'Univers, se précipitera du deuxième étage d'un immeuble.
Martial Raysse
"Martial Raysse a toujours travaillé à Nice, d'où il vient. Son entassement standard, c'est tout Nice. Il constitue la preuve que le Nouveau Réalisme peut prendre emprise sur le réel. C'est l'exemple le plus clair d'un art qui se veut acte de comportement. L'effet est très salutaire par rapport aux peintures-peintures. C'est une proposition d'air pur dans cette Biennale (de Paris) qui accuse une stagnation et une sorte de conformisme d'oeuvres trop rangées..." (Pierre Restany. Arts, 4.10.61)
Fils d'artisans céramistes, Martial Raysse choisira la peinture au détriment de l'écriture avant de réaliser ses premiers assemblages de détritus et d'objets divers présentés dans des boîtes de plexiglas. Il développe ensuite son concept "d'hygiène de la vision" à partir objets neufs en plastique de la nouvelle société consumériste: "J'ai voulu un monde neuf, aseptisé, pur et au niveau des techniques utilisées, de plain-pied avec le monde moderne." Il séjournera aux Etats-Unis, se rapprochera du Pop art. L''image sensuelle et artificielle de la femme deviendra la figure principale de ses "Tableaux-Objets" aux couleurs acidulées.
Raysse introduira ensuite le néon dans ses toiles. "J'ai découvert le néon. C'est la couleur vivante, une couleur par delà la couleur ". L'artiste adoptera une démarche de réduction des moyens plastiques et de simplification de la représentation à la fin des années 60. Il fera usage de toutes les techniques de production des images, notamment la photographie et la sérigraphie. La représentation des formes sera progressivement simplifiée à des silhouettes découpées dans du carton, du papier, du tissu pour donner naissance à des "Formes en liberté" proches de l'Art pauvre.
Raysse se tournera vers le cinéma et la vidéo avant d'opérer un retour à des formes d'expression plus traditionnelles dans les années 1970-1980.

| Contenu de la section |  |  |
Classement par : artistes | nature | époques | matériaux
Yves Klein (1928-1962) Martial Raysse (né en 1936)
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